"(...) À tort considéré par certains comme un "accident" dans la carrière du metteur en scène, Titanic entretient pourtant des rapports directs avec sa première œuvre, Terminator, à tel point qu'on peut aisément le qualifier de remake (cf. film décrypté du Mad Movies 220).

Lorsqu'on découvre Rose DeWitt Bukater et Sarah Connor, chacune piégée dans sa classe sociale, elles semblent condamnées à une morne existence. C'est alors que surgit un avenir incertain, sous la forme de Jack Dawson ou de Kyle Reese, symboles d'un futur que les jeunes femmes n'auraient jamais envisagé. Jack apparaît pour sauver Rose de son destin tout tracé et du naufrage, Kyle pour protéger Sarah du Terminator afin que la race humaine puisse être préservée. Toutes deux tombent amoureuses de ces passagers clandestins qui, a priori, n'ont rien à faire dans leur présent, mais dont le sacrifice réveille les combattantes qui sommeillent en elles, à tel point qu'elles échappent à leur destin fatal et ne sont pas broyées par les machines (le paquebot dans l'un, le cyborg dans l'autre, tous deux symbolisant la destruction d'un monde à des échelles différentes). Cameron va même jusqu'à réincarner le Terminator sous le forme de Lovejoy, le domestique porte-flingue de Cal, qui poursuit Rose et Jack en se déplaçant et en rechargeant son arme exactement comme le faisait Arnold Schwarzeneger (...). Enfin, à l'instar de la photo de Sarah, qui voyage à travers le temps, le portrait de Rose dessiné par Jack surgit du passé dans le présent..."
Mad Movies te pardonnera d'avoir recopié cet extrait (ou pas, auquel cas tu l'ôteras bien à contrecœur volontiers), issu d'un article de Cédric Delelée dans le formidable hors-série sur James Cameron, mais il fallait que tu le partages.
L'analyse de films, t'as toujours aimé ça mais t'as jamais été foutu d'en faire, de la vraie, de la pertinente que quand tu la lis tu trouves que le cinéma c'est vraiment trop bien. Alors quand on te dit que Titanic c'est le remake de Terminator, même si ça te paraît sur le coup un peu tiré par les cheveux, c'est le genre de rapprochement que tu adores. L'analyse de films, tu peux dire tout et son contraire, du moment que c'est étayé et bien dit, c'est valable (comme ce type qui te démontre que Kubrick a expliqué dans Shining qu'il a pris lui-même les fausses photos d'Apollo 11 sur la Lune).
Si tu parviens encore à le trouver chez ton marchand de journaux, fonce sur cet ouvrage de 130 pages (8,90 €), c'est tout le long du même acabit que cet extrait, avec en plus des récits de tournage, des chouettes photos, et en prime, après, tu comprendras enfin pourquoi Avatar c'est bien.
Et j'en profite pour te faire aussi la promo du Nouveau cinéma mondial, blog collaboratif sous la houlette du talentueux Evelyn Dead. Si t'en as marre des blogs de cinéma, celui-ci est pour toi. Dans le NCM, on te parle pas des films comme d'habitude. Dans le NCM, on critique des films qu'on n'a pas vus, on dit qu'on n'aime pas le cinéma même si c'est pas vrai, et surtout on te parle de tous les genres de films dans le vrac le plus total, les vieux, les récents, les bons, les mauvais, les médiatisés, les inconnus, les pornos, les Z, sans s'attacher à suivre l'actualité la plus brûlante et les stars les plus en vue. Sinon les gars feraient comme tout le monde, non ?
Donc là aussi, tu cours, tu t'abonnes aux RSS, tu lâches tes comms, et si par hasard tu t'y connais un peu en SPIP, tu m'envoies un mail, j'ai des questions à te poser.
Philosophie dans le Foutoir
(Streets of Kathmandu)
"@ Jénorme : ah ouais, mais vu d'un bus..."
(Streets of Kathmandu)
"Classe. Des photos un peu chouette pour..."
(Streets of Kathmandu)
"tu reviens donc du Népal ? Sacré..."
(Tata trucks fan)
"Pourquoi ne pas faire un reportage à la..."
(Streets of Kathmandu)
"On dirait un reportage à la Yann..."