Le Foutoir merveilleux de Sébi

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dimanche 30 octobre 2011

[Réclame] Sébi hors le web

Je suis impardonnable.
J'ai tellement harcelé mes camarades sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram, au bureau, au match de handball (nan, je fais pas de handball, c'est le fiston)(même si tu le sais, je suis fou de sport), que j'en ai oublié de te prévenir toi, suiveur-suiveuse de ce blog depuis les premières heures.

Et pas qu'une fois, encore. Depuis des mois.

Donc déjà, avant que ce ne soit définitivement trop tard : sur Canal + Cinéma passe en ce moment le court métrage Second Seuil, réalisé par mon camarade et néanmoins ami Loïc Nicoloff, une très jolie histoire fantastique de 19 minutes que Loïc et moi avons écrite ensemble il y a quelques années (il faut du temps pour produire...). Arrange-toi pour choper le film – là je parle surtout à l'internaute qui vit loin – parce que c'est pas tous les jours que tu peux voir des trucs de ton Sébi en dehors du navigateur internet. Dans cette touchante histoire de fantômes très bien filmée jouent entre autres les comédiens Frédéric Gorny, Claire Perrot et Nicolas Marié, que l'on croise régulièrement sur les écrans (grands et petits).

Le court est diffusé à juste raison à l'approche d'Halloween, dans le cadre de l'émission Mickrociné, et à l'heure où je t'écris il reste encore 4 diffusions (clic pour les découvrir). Si tu avais eu la chance de voir, à l'époque sur LCM, le documenteur Sur les traces des Métempsychotiques, également réalisé par Loïc, tu constateras que l'univers des deux films est plus ou moins commun.

Si tu le loupes, n'hésite pas à consulter le site du film, où tu trouveras les dates des projections dans les festivals. Peut-être pas loin de chez toi ?

***

Mais sinon il s'est passé autre chose au mois de mai qui t'aura sans doute échappé (c'est à dire que France Inter n'en a pas parlé) : dans le sympathique magazine pulp Black Mamba, ton Sébi a publié une nouvelle - fantastique elle aussi - intitulée Balles d'argent, une histoire courte qui mélange allègrement dans le décor de New York la finance, le sexe, la drogue et un peu de folklore médiéval. Chut, je n'en dis pas plus, sinon que l'histoire est illustrée par Christian Guéguen et que le magazine comporte des BD courtes et d'autres nouvelles, comme la déroutante Concentration de Grégoire Hervier et l'étonnante Cordes de Santiago Eximeno.
Et en plus la couv plaira aux amateurs de fortes poitrines pirates ! À commander chez ton libraire ou directement sur le site du mag.

(Et ooooh, hasard du calendrier, tu verras que dans la rubrique actualité littéraire du magazine, il est question du premier tome de la BD Dômes, dessinée par Xavier Roth-Fichet mais surtout scénarisée par... Loïc Nicoloff, décidément !)

***

Allez, pour finir, revenons à l'internet : le 29 octobre n'était pas seulement le jour de la première diffusion télé de Second Seuil mais aussi celui de la parution d'une nouvelle photo sur le blog Faces in Places, que je te laisse redécouvrir ici. On reste dans le thème d'Halloween !

Bon ça va, j'ai bien rattrapé le coup ? T'es plus fâché(e) ?


lundi 1 février 2010

Vive les critiques cinéma !

"(...) À tort considéré par certains comme un "accident" dans la carrière du metteur en scène, Titanic entretient pourtant des rapports directs avec sa première œuvre, Terminator, à tel point qu'on peut aisément le qualifier de remake (cf. film décrypté du Mad Movies 220).

Lorsqu'on découvre Rose DeWitt Bukater et Sarah Connor, chacune piégée dans sa classe sociale, elles semblent condamnées à une morne existence. C'est alors que surgit un avenir incertain, sous la forme de Jack Dawson ou de Kyle Reese, symboles d'un futur que les jeunes femmes n'auraient jamais envisagé. Jack apparaît pour sauver Rose de son destin tout tracé et du naufrage, Kyle pour protéger Sarah du Terminator afin que la race humaine puisse être préservée. Toutes deux tombent amoureuses de ces passagers clandestins qui, a priori, n'ont rien à faire dans leur présent, mais dont le sacrifice réveille les combattantes qui sommeillent en elles, à tel point qu'elles échappent à leur destin fatal et ne sont pas broyées par les machines (le paquebot dans l'un, le cyborg dans l'autre, tous deux symbolisant la destruction d'un monde à des échelles différentes). Cameron va même jusqu'à réincarner le Terminator sous le forme de Lovejoy, le domestique porte-flingue de Cal, qui poursuit Rose et Jack en se déplaçant et en rechargeant son arme exactement comme le faisait Arnold Schwarzeneger (...). Enfin, à l'instar de la photo de Sarah, qui voyage à travers le temps, le portrait de Rose dessiné par Jack surgit du passé dans le présent..."

Mad Movies te pardonnera d'avoir recopié cet extrait (ou pas, auquel cas tu l'ôteras bien à contrecœur volontiers), issu d'un article de Cédric Delelée dans le formidable hors-série sur James Cameron, mais il fallait que tu le partages.

L'analyse de films, t'as toujours aimé ça mais t'as jamais été foutu d'en faire, de la vraie, de la pertinente que quand tu la lis tu trouves que le cinéma c'est vraiment trop bien. Alors quand on te dit que Titanic c'est le remake de Terminator, même si ça te paraît sur le coup un peu tiré par les cheveux, c'est le genre de rapprochement que tu adores. L'analyse de films, tu peux dire tout et son contraire, du moment que c'est étayé et bien dit, c'est valable (comme ce type qui te démontre que Kubrick a expliqué dans Shining qu'il a pris lui-même les fausses photos d'Apollo 11 sur la Lune).

Si tu parviens encore à le trouver chez ton marchand de journaux, fonce sur cet ouvrage de 130 pages (8,90 €), c'est tout le long du même acabit que cet extrait, avec en plus des récits de tournage, des chouettes photos, et en prime, après, tu comprendras enfin pourquoi Avatar c'est bien.

Et j'en profite pour te faire aussi la promo du Nouveau cinéma mondial, blog collaboratif sous la houlette du talentueux Evelyn Dead. Si t'en as marre des blogs de cinéma, celui-ci est pour toi. Dans le NCM, on te parle pas des films comme d'habitude. Dans le NCM, on critique des films qu'on n'a pas vus, on dit qu'on n'aime pas le cinéma même si c'est pas vrai, et surtout on te parle de tous les genres de films dans le vrac le plus total, les vieux, les récents, les bons, les mauvais, les médiatisés, les inconnus, les pornos, les Z, sans s'attacher à suivre l'actualité la plus brûlante et les stars les plus en vue. Sinon les gars feraient comme tout le monde, non ?

Donc là aussi, tu cours, tu t'abonnes aux RSS, tu lâches tes comms, et si par hasard tu t'y connais un peu en SPIP, tu m'envoies un mail, j'ai des questions à te poser.


mardi 29 septembre 2009

Compil en chaîne

C'est inévitable, les blogueurs sont très souvent des gens fiers et égocentriques, qui ne se prennent pas pour de la merde et, par voie de conséquence, qui aspirent à la célébrité. (Sauf Laurel.) (J'aime bien faire des affirmations péremptoires comme entrée en matière, c'est d'emblée polémique et ça accroche bien le lecteur.)

Sébi, ce gros con prétentieux, ne déroge pas à la règle. À tel point que, non content de se mettre en scène à la deuxième ou à la troisième personne, il lance en fanfare une nouvelle chaîne inédite, sur le mode best of comme à la télé quand elle n'a plus rien à dire, pour parler de lui et faire parler de lui. Le principe : citer ses 7 billets préférés de son propre blog et expliquer pourquoi on les préfère. Nostalgie garantie, en plus.

T'as pas compris ? Attends, je te montre :

(Là je me mets dans la peau de Sébi)(mon dieu, comme je m'envie)
Alors, mon top 7 de mes billets préférés de mon blog à moi sont :

1) La cavale de l'araignée géante enfin stoppée (avril 2007)
Déjà, c'était une des premières notes à entrer dans la ligne éditoriale que ce blog n'avait pas encore mais qui allait bientôt émerger. Mais surtout, c'est le billet le plus lu de tout le blog ; non seulement il ramène chaque jour de nombreux internautes cherchant des infos sur les araignées, les araignées géantes et plus spécifiquement les araignées géantes du Var, mais il interloque suffisamment les gens pour que ceux-ci veuillent effectuer des recherches plus poussées. T'as qu'à voir :
* plandragon afp l'araigneé géante
* l'araignée géante de plandragon 11 avril 2007
* chloé l'araignée s'est t-elle vraiment échappé du zoo
* plus d image sur chloe l araignée qui ses échappée du zoo
Y en a plein d'autres, mais parlons un peu de moi :

2) Groovy night (novembre 2008)
Cette soirée musicale imprévue, après trois jours passés à faire le zombie dans le froid et l'humidité, restera l'un des meilleurs moments de 2008.

3) Stratégie du développement culturel (août 2008)
Parce que c'était bien marrant de se livrer pour de rire à l'exercice demandé aux candidats de cette formation, et encore plus marrant de découvrir un beau matin, à la suite de ce billet "élitiste" et "trop long" (dixit Skal), un commentaire du responsable.

4) Au réveil, sa femme devient Scarlett Johansson (décembre 2008)
Une autre dépêche fictive qui a même été rapportée sur le fanblog scarlettbeauty. La consécration !

5) Le dernier rituel (novembre 2008)
Une "microfiction" de plus, parabole écologique version heroic fantasy, avec plein de mots en pseudo-norvégien, rien que pour faire ma crâneuse.

6) Love-story de l'espace (février 2009)
Apologie d'un texte inachevé mais néanmoins superbe de mon copain Evelyn Dead, un récit d'amour et de mort, il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine.

7) Cyber-brèche (décembre 2008)(bigre, l'hiver 2008/2009 a été plutôt productif)
Encore une fricomiction pour s'essayer à l'histoire d'amour qui finit mal sur un background limite steampunk.

Voilà ! Ça fait un peu billet de feignant sur le fond, mais tu remarqueras en fait que pondre une note pareille ça demande du boulot (comme quand tu avais fait ta première compil). Faut relire tout ton blog et faire des choix parfois cornéliens, parce que t'as pas le droit d'en donner six ou huit. Sept, c'est sept, c'est la règle et elle est douloureuse.

Et bien sûr, comme dans toute chaîne, tu dois trouver des victimes pour perpétuer l'espèce. Je fais donc passer l'exercice aux 7 blogueurs suivants : Jean-Michel, Jean-Christophe, choule, Aude, Gilsoub, Oopsy et Tibo, qui ont eux aussi certainement tout plein de dessins, de tableaux, de textes, de photos, de culottes et d'articles préférés à partager une nouvelle fois (et des tas d'amis blogueurs tout aussi illustres qui voudront faire de même).

(Pas de quoi)


samedi 26 septembre 2009

Sébi passion rugby

Tu t'en souviens, Sébi, c'est un dingue de sport.

Alors forcément, quand le sport s'invite dans son autre passion, la littérature, la BD, Sébi il prend.



Le camarade Loïc Nicoloff et son acolyte Philippe Fenech viennent de sortir le troisième tome de Léo passion rugby chez Soleil, et si tu as des enfants (7-12 ans) ce serait une bien bonne idée de le leur offrir. Parce que dans Léo passion rugby il y a toutes les choses de la vie :

• il y a de la rage de vaincre, surtout quand l'adversaire est mauvais joueur ;
• il y a de l'amitié entre les peuples, même quand l'un des peuples c'est des Italiens (une belle leçon de vie) ;
• il y a de l'amour qui n'ose pas dire son nom (la boum, le passage préféré de ta fille) ;
• il y a les vraies valeurs nobles du sport, qui prennent toujours le dessus même si tu leur pèterais bien la gueule, à ces petits cons de Troucy-l'Andelle ;
• il y a du fantastique distillé en micro-gouttes, et si tu cherches bien tu as même un peu de gore, parce que le scénariste il va pas renier comme ça trente ans de passion pour les films d'horreur, même quand il s'adresse aux enfants ;
• il y a enfin, si tes gosses ont envie d'apprendre la dramaturgie par l'exemple, une belle démonstration de paiement et de running-gags.

Voilà ! Tu trouveras ça chez ton libraire et sur internet, et attention anticipe parce que Noël va vite arriver.

Et puis tiens, puisqu'on est dans la promo des copains, changement d'univers, je te conseille aussi la lecture de Princesse Moche, joli livre écrit en vers et illustré par Jean-Christophe Mazurie, à destination du jeune public également (mais plus jeune que le public de Léo passion rugby, je dirais)(mais même les grands apprécieront).



Ouh là, déjà midi, vite, les blettes.


mercredi 11 février 2009

Love-story de l'espace

Tu connais sans doute déjà Evelyn Dead, blogueuse de sexe masculin qui a notamment cette particularité de ne jamais rester longtemps sur le même blog. Elle avait (ou il avait, je sais pas trop comment on dit) commencé , poursuivi ici et ici, avant d'atterrir finalement chez Tumblr, où elle semble avoir enfin trouvé des attaches un peu plus solides. Jusqu'au prochain départ.

Tu l'as vu sur ses blogs : Evelyn Dead parle comme personne du cinéma, le sérieux, le bis, le porno, le grand public, le prise de tronche, et en parle encore mieux quand il n'a pas vu les films. Evelyn Dead aime les chiens, surtout les moches comme Ruby. Evelyn Dead aime aussi les médicaments, tellement qu'il s'amuse à en inventer, comme le Thromosile, le Phytobril ou le PneumoFurax. Evelyn Dead poursuit jusqu'à l'obsession cette quête impossible, celle de trouver la bonne chanson. Enfin Evelyn Dead a même un groupe Facebook qui lui est consacré pour essayer de le faire répondre au téléphone plus souvent.

Tu le devines sans peine, Evelyn Dead est un vrai écrivain trop plein de talent, à qui il ne manque que d'avoir écrit des romans. Dès qu'il écrit un truc, rien qu'un bout, du fantastique, de la SF, de l'heroic fantasy (il en a publié, néanmoins)(de la courte)(sous son vrai nom), ou même de la vie quotidienne, Evelyn Dead touche au cœur par les mots et les images qu'il choisit, de l'humour subtil à la mélancolie qui étrangle. Ses textes t'emportent comme les chansons de Radiohead (d'ailleurs tiens, les deux riment), parce qu'en fait de sentimental, tu tiens carrément avec lui la king size midinette platinum, celle des légendes.
(là normalement tu lances la musique avant de continuer la lecture)




Non, t'en verras pas des extraits ici, car tu lui as pas demandé son avis. Mais bon dieu, si tu pouvais lire ce début de roman qu'il avait écrit, back in 1997-1999, même pas vingt-cinq piges à l'époque, et déjà tout Evelyn Dead dedans.

17 000 signes environ, six pages et demie. Une claque, que tu reprends régulièrement depuis dix ans. Ça se passe dans le futur, sur une petite planète-mer, dans une ville au nom poétique. Dedans apparaît pour la première fois son personnage fétiche, Jean-Jaques Trou-Noir, revenu là en pèlerinage de quelque chose, de quelqu'un.
Tous les codes du genre sont là, des décors aux accessoires, des concepts marrants-flous au vocabulaire SF néo-classique, voire rétro-futuriste.
Il y a une espèce d'ambiance éthérée, technologique et crépusculaire, hantée par le passé, croisement improbable de Blade Runner et de Virgin Suicides. Il y a des sentiments enfouis, des regrets qui ne disent pas leur nom, des douleurs qu'on feint de ne pas entendre, des hurlements qu'on retient.
Il y a ces habitants, là, que des soupçons de télépathie nimbent de mystère, il y a cet ordinateur dévoué, à la fois froid et attachant. Il y a cette jeune pute débutante, beauté maladroite minée par le trac, avec ces symboles étranges tatoués dans la nuque, dont la signification glace les sangs.

Et puis il y a Caluce Minau. Ou plutôt, il n'y a pas Caluce Minau. Enfin les deux. La fille n'est plus là, mais son absence, tu la ressens, est étouffante. On ne sait pas grand-chose d'elle : Trou-Noir est venue retrouver un peu d'elle dans les lieux qu'ils ont traversés. Ils s'aimaient, ils souffraient, des fois tu sais c'est un peu pareil. Condamnée par le poison qui coulait dans ses veines, elle s'était laissée glisser de la plate-forme vers la mer sans fin, adressant dans le temps suspendu un dernier regard de panique, de rage et de tristesse vers le coupable, un instant figé à jamais dans sa mémoire. Et depuis aussi dans la tienne, après ces derniers paragraphes bouleversants sur le ponton, qui te prennent à la gorge quand tu les relis, tu sens le vent, tu sens la nuit, tu sens tout ces trucs impossibles entre les deux personnages, et l'abyme en-dessous.

Qu'est-ce qui conduit vraiment ici Jean-Jacques Trou-Noir ? Cherche-t-il simplement l'absolution, ou la compréhension de lui-même, ou a-t-il vraiment l'espoir de la retrouver ? N'est-elle pas, au fond, plus vivante que lui ?

T'as jamais su la fin, car la fin Evelyn Dead ne l'a jamais écrite.
Dix ans, douze ans que tu la lui réclames, que tu veux continuer l'errance sur Galia-Drima. Que tu veux comprendre l'énigme. Que tu veux le fin mot sur cette histoire de télépathie. Que tu veux crever cette atmosphère plombée. Voir le capitaine guérir. Sortir les mouchoirs devant les retrouvailles avec Caluce Minau. Et tout ce qui s'ensuit.

Parce qu'au fond, toi aussi tu es un peu une midinette.


jeudi 18 décembre 2008

Toi aussi, rejoins l'U.R.I.BE

Ça alors, mais qu'est-ce que c'est que ça, l'U.R.I.BE ?

Pour le savoir, clique sur l'image.



samedi 1 novembre 2008

Regarde donc plutôt ta télé [EDIT inside]

Oui mais là, j'étais en vacances, que j'ai passées à la fois culturelles et sportives, je te raconterai bientôt, du délire complet que t'as jamais vu ça.
En attendant, ce soir, tu vas regarder la télé parce qu'il y est diffusé un documentaire auquel j'ai (très) modestement participé au niveau du scénario (sur un peu le backgroumpf, si tu veux tout savoir).

Le film s'appelle (provisoirement) La vie des... "Autres", il est écrit et réalisé par mon camarade et néanmoins ami Loïc Nicoloff, et passe très exactement

Samedi 1er novembre à 20h30
sur LCM La Chaîne Marseille
canal 20 sur la TNT Marseille, canal 209 sur la Freebox,
sur Numericable et en VHF

C'est un documentaire très drôle sur les gens qui vivent avec les fantômes, avec des acteurs fantastiques.
Une petite bande-annonce ?



Tu vois, tu as de la chance, même si t'es pas Marseillais tu pourras voir le film si tu as la Freebox. Et comme ça tu pourras patienter en pensant à moi jusqu'à mon prochain billet.
C'est bizarre, hein, quand c'est pas sur le net que ça se passe ?

EDIT : Maintenant que le film est passé, je peux même t'en proposer les deux premières minutes !



Ça tease, hein ?!


mercredi 18 juin 2008

Un bien beau titre

C’est toujours comme ça les premières fois.

Buzz me regarde revenir des toilettes, vert d’écœurement. Son verre est posé sur le zinc, à peine entamé. Le liquide brun, crémeux, fume encore. S’il le boit pas maintenant, il sera tout juste bon pour finir dans l’évier. Quarante deux balles foutus en l’air. Faut dire, c’est peut-être pas la soirée idéale. Il paraît qu’un homme normal a besoin de respirer cent litres d’oxygène par heure. A voir le monde entassé dans ce bar au plafond si bas, on mourra tous asphyxiés avant la fin de la nuit. La chaîne hi-fi ressasse une vieille compil d’Abba, sur laquelle la masse humaine tremble comme de la gelée de porc, vaguement en rythme. Dur de dire, comme ça, pourquoi Buzz se sent si mal.

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